B comme Bonne année, remerciements et perspectives
Permettez-moi au nom de l'équipe de Gayattitude de vous adresser pour l'année 2012 nos meilleurs vœux de bonheur et de santé. Puisse cette année vous apporter ce lot de bonnes choses qui font que la vie est plus agréable ou plus piquante.
Je tenais à remercier la première cinquantaine de membres de Gayattitude qui ont adhéré à l'association éponyme. La contribution de ces adhérents, ainsi que celle des trois donateurs assurent le financement du serveur pour une année complète. Évidemment, le développement du site et des activités de l'association aura besoin de l'implication d'un plus grand nombre, mais ces pionniers nous permettent d'envisager l'avenir avec sérénité, encore merci à eux.
Les adhérents qui ne s'y sont pas opposés verront une mention de cet engagement sur leur profil. En effet, la plupart des personnes ayant rejoint l'association sont des membres actifs du site, certains depuis plusieurs années. Ainsi, vous pourrez les interroger sur leur motivation et souvent obtenir d'eux une aide précieuse si vous rencontrez des difficultés avec une fonction ou une autre.
Recherchons alpha testeurs
L'équipe dédiée à la refonte de GA est aujourd'hui composée de quatre bénévoles. Ils ne ménagent pas leurs efforts et bientôt, la nouvelle version de gayattitude.com sera dévoilée. Dans la mesure où le site est réécrit complètement, nous recherchons des alpha testeurs qui auront la lourde tache d'éprouver la nouvelle interface et de rendre compte des bugs éventuels. Cela vous tente ? Merci de vous porter candidat par un simple email à alphatesteur@gayattitude.com.
Comme vous l'avez constaté, GA s'est doté de son propre chat, codé et (bientôt) relooké en interne. Le développement de ce chat, avec vidéo, est loin d'être une évolution anecdotique : nous rend libre d'une solution payante et infestée par la publicité et on peut l'adapter en fonction des besoins. Ce chat est pour beaucoup d'utilisateurs de GA un espace de convivialité et nous sommes donc heureux d'avoir une maîtrise étendue de cet outil.
Un premier chantier associatif
Comme ses statuts l'indiquent, Gayattitude est une association ayant vocation à assurer la pérennité du site du même nom mais pas seulement. GA a également faire progresser les droits des personnes LGBT et cela passe notamment par les combats que nous devons mener contre les discriminations.
Nous recevons de plus en plus de témoignages d'agressions homophobes qui évoquent également l'absence d'accompagnement des victimes. Après avoir regardé ce qu'il existait en la matière (il n'est pas question de refaire ce qui a déjà été fait), nous proposons d'ouvrir un premier chantier associatif, celui de la mise en place d'un guide pratique facilitant la prise de décisions dans des situations.
Si cous avez été victime d'agression, vous pouvez nous raconter votre expérience de la justice et de la police. Juristes, psychologues, vous pouvez également nous envoyer vos expériences. Ce guide a vocation à faire de chaque membre de GA pas nécessairement adhérent d'une association, une personne susceptible d'aider en cas d'agression et de donner rapidement le soutien nécessaire. Pour participer à ce travail : association@gayattitude.com
Onze ans après la mise en ligne de la toute première version du site Gayattitude, l'association du même nom est créée.
En une décennie, Internet a considérablement changé. À titre personnel, je suis un peu nostalgique de cette époque où créer un site était d'abord motivé par la volonté d'innover et de partager. D'une manière générale, la création a laissé la place à la reproduction ; le partage s'est effacé au profit de la rentabilité.
Ce phénomène a engendré deux effets pervers. D'une part, l'internaute est devenu un consommateur davantage soucieux de son intérêt personnel que de celui d'une communauté d'utilisateurs qu'il a pourtant vocation à co-animer. D'autre part, cette exigence de rentabilité a fermé la porte à tous ceux qui n'ont pas les moyens de payer le droit d'entrée réclamé.
Plus que tout réfractaire à l'idée de faire payer les services du site, j'expliquais ici fin 2007 qu'il devenait toutefois difficile, compte tenu du nombre croissant d'inscrits, d'en supporter seul les charges.
La formule associative paraissait le meilleur compromis entre la nécessité de pérenniser la gratuité du site et la volonté de préserver cette convivialité parfois tellement nécessaire à beaucoup d'entre nous. L'association aura donc vocation à prendre en charge les frais de fonctionnement de GA et en même temps d'assurer l'animation du site dans le respect des règles qui ont présidé à sa création.
Le salon de discussion sera également financé par l'association, les offres gratuites ayant montré leurs limites.
La naissance de cette association s'accompagne de la refonte globale du site sur laquelle travaillent certains membres, depuis quelques temps déjà, qui apportera son lot de nouvelles possibilités pour les membres ainsi qu'une interface remise au goût du jour. Je sais que pour certains, les choses se mettent en place lentement. Toutefois, je rappelle qu'il s'agit d'une organisation bénévole et que c'est sur le temps libre de chacun que l'édifice se construit.
L'adhésion à l'association est bien entendu facultative. Pour adhérer à l'association, il faut remplir deux conditions formelles : être inscrit sur le site et régler sa cotisation. Celle-ci a été fixée à 15 euros l'année (10 euros pour les personnes à faibles ressources). Il est même possible à ceux qui ne veulent pas adhérer à l'association mais tout de même participer aux frais d'effectuer un don.
Le lancement de l'association s'opère avec un bureau restreint mais d'ici quelques mois, elle devrait fonctionner normalement, avec un Conseil d'administration. Toutes les modalités sont consignées dans les statuts.
GA n'est pas un site gay comme les autres. Pour qu'il continue (ne pas) à l'être, soutenez l'association !
A toutes et à tous, nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2010.
Il y aurait beaucoup d'autres choses à vous souhaiter. Cependant, ce que j'espère pour vous, ce sont les contacts et les relations humaines. Des amour, des amis, des rencontres et des sorties.
Gayattitude rentre dans sa 10ème année. Comme il l'a été imaginé à son origine, ce site sera cette année encore un outil à disposition de ceux qui veulent nouer des liens. N'oubliez pas qu'il n'est pas une fin en soit. Profitez-en pour faire des rencontres dans la vie réelle.
Bon comme ça fait un moment qu'on n'a rien fait, il est temps de remédier à tout ca ! Je vous annonce donc qu'on organise un nouveau RESTO GA ! YOUHOU ! :D
Comme vous l'avez probablement devine en voyant l'image, cette fois ci, on va tester un restau japonais.
La date : le samedi 26 septembre
Le prix : entre 20 et 25 €/ personne
Le lieu : un restau japonais ds le centre de paris
Quelques petites choses sont à noter :
- Il s'agira très probablement d'un buffet a volonté.
- Pour les boissons, il faudra les commander au bar et chacun paye ce qu'il consomme. Pensez donc a prévoir un peu de monnaie.
- Si on est entre 60 et 70 (ou plus ;) ) on pourra probablement avoir tout le restau pour nous et donc mettre encore un peu plus d'ambiance ;)
- On a la chance d'avoir un samedi soir pour nous, alors autant en profiter !
Bref dans tous les cas, si vous êtes intéressés, laissez un petit commentaire ou un message pour que je puisse effectuer un premier comptage et voir ce qu'il est possible de faire !
Et il parait même (mais ça reste encore à vérifier) qu'il y aurait peut être une MTG pour octobre ... mais je n'ai rien dit ! ;)
J'imagine que l'éternel débat "pour ou contre" va de nouveau se tenir ici. Nous sommes pour notre part résolument pour l'organisation des Marches des fiertés. Et bien entendu, on vous invite à y aller nombreuses et nombreux.
Cette année, nous fêtons l'anniversaire des 40 ans de Stonewall. Je ne résiste pas à vous faire un petit couplet à la fois sur cet évènement fondateur et sur la Gaypride.
Sauf dans quelques cultures et à quelques époques, la société n'a jamais été très clémente vis à vis des homosexuels. Rejetés, stigmatisés, brimés, les homosexuels ont de tout temps adopté un mode de vie caché pour se protéger.
Le New-York des années 60 est à l'image de ce que vivent beaucoup d'homosexuels dans le monde. De nombreuses interdictions s'élèvent à leur encontre. Interdiction de se faire servir de l'alcool, interdiction de danser entre hommes, interdiction de se travestir … Une organisation pro-gay, la Mattachine Society, essaye, de manière très timorée, de promouvoir des droits pour les homosexuels. Cela est vain. Les homosexuels font toujours l'objet de contrôles de police incessants et humiliants dans les bars dans lesquels ils sont soupçonnés de se rendre.
C'est au cours d'un de ces contrôles de police, la nuit du 28 juin 1969 dans un bar nommé le Stonewall Inn, dans Greenwich Village, que tout a commencé. Alors que les clients travestis étaient en train d'être arrêtés, l'un d'entre eux, Sylvia Rivera refusa de se soumettre et jeta une bouteille sur un des huit policiers présents. La révolte se propagea très vite aux autres clients présents. Des personnes présentent aux abords du bar furent tabassées et arrêtées par la police arrivée en renfort. Très vite, une foule importante vient prêter main forte aux homosexuels. On compte 2000 émeutiers pour 400 policiers. Durant 5 jours, les combats entre policiers et homosexuels se poursuivent dans la rue. Ces échauffourées seront couverts par la presse qui fut rapidement alerté par Craig Rodwell, un militant gay de New-York.
Le 4 juillet, lors du défilé de l’Independance Day organisé depuis quelques années par la Mattachine Society. Rodwell est choqué par le comportement des responsables de Mattachine qui séparent les homosexuels trop voyants du reste du cortège. Il décide que l'année suivante, en hommage à ces homosexuels « trop voyants » qui ont dit « non » aux humiliations, il organisera une marche.
Les émeutes de Stonewall et l'action de Rodwell ont créé les Gaypride, dans de très nombreuses villes au monde. Elles sont l'occasion de porter les revendications des homosexuels qui n'ont toujours pas obtenu l'égalité des droits.
Les prochaines Marches :
6 juin : Lille, Montpellier, Nancy, Tours.
13 juin : Bordeaux, Caen, Rennes, Strasbourg.
20 juin : Biarritz, Lyon, Rouen, Toulouse.
27 juin : Paris.
4 juillet : Marseille
Les organisateurs des célébrations d'hier dont je parlais dans le précédent billet ont, dans certaines villes, refusé de rendre hommage aux déportés homosexuels.
La préfecture n'a rien voulu savoir. Avec le Mémorial de la Déportation Homosexuel, j'ai essayé, en vain, de faire changer d'avis le représentant de l'Etat. Pour lui, il ne faut citer personne. Je faisais observer deux choses. La première est qu'une catégorie est automatiquement citée, celle des déportés résistants. La seconde est qu'il s'agit de la Journée nationale du Souvenir de la Déportation. Comment se souvenir si on ne dit pas ? Des jeunes étaient présents hier : beaucoup ne savaient pas que le régime nazi avait déporté des personnes handicapées, des tziganes ou encore des homosexuels. C'est quand même un comble que le jour qui appelle à un devoir de mémoire on refuse de dire pour quelles raisons ces personnes étaient déportées.
A Montreuil, la Mairie a voulu aller beaucoup plus loin que la simple citation et a proposé que soit déposée une gerbe en souvenir des déportés homosexuels. Une demi-heure plus tard, elle a été volée, probablement par ceux qui n'admettent toujours pas qu'on puisse rendre hommage à cette catégorie de victimes.
Il reste beaucoup à faire. N'hésitez pas à vous renseigner pour savoir ce qui se fait dans votre ville et réclamez des informations auprès du Maire et du Préfet.
Le dimanche 26 avril prochain aura lieu la 64ème Journée Nationale du Souvenir de la Déportation. Comme chaque année depuis sa création en 1989, le Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH) rendra un hommage à la mémoire des femmes et des hommes déportés-es pour motif d’homosexualité pendant la Seconde Guerre Mondiale. Nous le ferons dans de nombreuses villes soit à travers nos délégués départementaux, soit à travers d'autres associations LGBT.
Si les associations homosexuelles sont désormais officiellement invitées à certaines de ces cérémonies, cela n’est pas le cas partout. De plus, même lorsqu’elles sont invitées, ces associations et leurs sympathisants-es ne sont pas toujours bien acceptés-ées par l’ensemble des autres participants-es.
En 2001, le Premier Ministre Lionel Jospin déclarait : "Il est important que notre pays reconnaisse pleinement les persécutions perpétrées durant l’occupation contre certaines minorités - les réfugiés espagnols, les tziganes ou les homosexuels." En 2005, le Président de la République Jacques Chirac déclarait : "En Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient poursuivis, arrêtés et déportés."
Face à ce constat regrettable, certaines associations homosexuelles devront s'accommoder, cette année encore, d'un accueil contrasté dû à des réalités locales indépendantes de leur volonté.
Soyons nombreux, même à titre individuel, à rendre hommage à tous les déportés, soyons présents aux cérémonies de la Journée Nationale du Souvenir de la Déportation !
Reportage de CNN (sous-titrage en français) à propos du suicide d'un jeune garçon américain, Carl Joseph Walker, le 6 avril 2009. Quasiment aucun média français n'a relayé cette information. Elle est pourtant digne d'intérêt quand on sait que ces drames arrivent également en France. Aucune mesure concrète n'est aujourd'hui annoncée pour enrayer le mal-être et le suicide des jeunes homosexuels (ou présumés l'être).
EN 2008, les associations LGBT réclamaient une "école sans discrimination". Force est de constater que rien n'a vraiment bougé de ce côté là. Nous nous interrogeons : combien de Carl faudra-t-il pour une réelle prise de conscience des pouvoirs publics et de l'Education nationale en tout premier lieu ?
Formation des enseignants, prévention des risques suicidaires, groupes de paroles, programmes prévoyant la sensibilisation des adolescents aux diversités amoureuses, ... les solutions existent !
Merci à Pheel pour avoir traduit ce reportage, merci à Louis pour l'incrustation. LGP Bordeaux
edit 25/04/09 : suite à la judicieuse intervention de Dora, la phrase "programmes envisageant l'homosexualité comme étant une orientation sexuelle possible" a été remplacée par "un programme prévoyant la sensibilisation des adolescents aux diversités amoureuses". Voir son argumentation en commentaire.
R comme Refusons la transphobie, respectons l’identité de genre !
Le 17 mai, journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie.
Appel aux Nations unies, à l’OMS et aux Etats du monde
Partout dans le monde, les personnes qui vivent leur identité de genre en dehors des normes en vigueur sont chaque jour confrontées aux violences, abus, viols, tortures et crimes de haine, aussi bien dans leur vie privée que dans la sphère publique. Les premières semaines de l’année 2009 ont déjà été marquées par plusieurs meurtres de femmes Trans, assassinées au Honduras, en Serbie et aux Etats-Unis. Les hommes d’origine Trans eux aussi sont victimes de crimes de haine, de préjugés et de discriminations bien qu'ils soient souvent "invisibles" aux yeux de la société.
Dans le monde entier, les droits humains fondamentaux des personnes Trans sont ignorés ou bafoués, que ce soit à cause des préjugés, de l’ignorance, de la peur ou de la haine ; Exclusion sociale, pauvreté, santé précaire, absence de perspective professionnelle, telles sont les conséquences des discriminations auxquelles font face les personnes Trans.
Loin de protéger les citoyen-ne-s Trans, les Etats et les institutions internationales renforcent la transphobie sociale par les politiques réactionnaires qu’ils mènent : bien trop souvent, les lois et les pratiques sociales obligent les personnes Trans à vivre avec une identité de genre qu’elles ressentent comme fausse. Dans la plupart des pays, le moindre acte visant à changer son genre peut amener des sanctions légales, exposer aux maltraitances et conduire à l’exclusion sociale. Dans d’autres pays, la reconnaissance légale du changement de genre est conditionnée à la stérilisation ou à d’autres interventions chirurgicales majeures. Les personnes qui ne peuvent ou ne veulent se soumettre à ces traitements ne peuvent obtenir la reconnaissance de leur identité de genre souhaitée, et sont “démasqué(e)s” dès qu’elles traversent une frontière, font face à un contrôle d’identité, sollicitent un emploi ou un logement, ou tout simplement achètent un téléphone portable.
Par ailleurs, la classification médicale internationale en vigueur les considère encore comme mentalement “dérangées”. Cette vision archaïque n’est pas seulement fausse et insultante, elle justifie, voire renforce, les discriminations et stigmatisations de toutes sortes.
Pourtant, des progrès législatifs significatifs ont bien pu être réalisés récemment par des pays de cultures très différentes, où l’acceptation sociale des personnes Trans s’est nettement améliorée du fait de politiques publiques courageuses. Cela démontre que les avancées sont possibles. Partout dans le monde, les personnes Trans se mobilisent pour réclamer leurs Droits Humains et leur liberté. Elles déclarent unanimement qu’elles n’acceptent plus d’être stigmatisées comme « malades » ou bafouées dans leur humanité sur la base de leur identité de genre.
C’est pourquoi nous demandons :
- A l’Organisation Mondiale de la Santé de ne plus considérer les personnes Trans comme atteintes de troubles mentaux, et de promouvoir l’accès à des soins adaptés aux demandes des personnes concernées (y compris l’accès à un soutien psychologique, quand la personne concernée en fait la requête).
- Aux organes des Nations unies pour les Droits de l’Homme d’enquêter sur les abus dont sont victimes les personnes Trans, et de prendre les mesures nécessaires pour les combattre.
- Aux Etats du monde de prendre toutes les mesures nécessaires, dans le respect des Principes de Yogyakarta, pour que les personnes Trans puissent bénéficier d’une prise en charge médicale si elles le souhaitent, y compris pour la réassignation sexuelle ; pour qu’elles puissent adapter leur état civil à leur genre revendiqué ; pour qu’elles puissent vivre leur vie sociale, familiale et professionnelle sans être exposées aux discriminations, préjugés ou violences transphobes ; pour qu’elles soient protégées par la police et par la justice des agressions physiques qui les prennent si souvent pour cibles.
Nous en appelons à l’ONU, à l’OMS et aux Etats du monde pour qu’ils adoptent ces mesures, refusent la transphobie, et fassent respecter le droit des citoyen-ne-s qui entendent vivre pleinement et en toute liberté, comme expression de leur liberté culturelle, l’identité de genre qu’ils ou elles revendiquent.
Bon, après 9 ans de GA non stop. Je prends mes vacances 3 semaines. Concernant la technique, comme vous le savez, c'est Henri. Concernant tout le reste (débordements, ...) c'est lesneonssouslamer. Soyez sages. Ce serait tellement bien.
Aujourd'hui, j'ai eu la surprise de recevoir, au boulot, le coup de fil d'un monsieur du Post.fr me demandant ce que je comptais faire, en tant qu'administrateur de Gayattitude.com, à l'égard d'un blog hébergé sur GA évoquant la mort de Flavie Flament.
Il semblerait que la plaisanterie de ce GAïen ait été relayée par le Post.fr, du moins, si l'on en croit ce que Jean-Marc Morandini dévoile sur son blog. Il semblerait même que Flavie Flament vient de porter plainte contre le Post.fr.
Deux éléments de réponse, partiellement repris sur l'article du Post.fr :
Quant à l'hébergeur, il "a supprimé ce billet à titre conservatoire et dans le doute. Nos contributeurs sont de simples plaisantins qui font de l'humour, que l'on peut apprécier ou pas du tout, et en aucun cas des journalistes. Je suis même gêné de le supprimer, car cela pose des questions: si tous les hébergeurs doivent subir cette pression, la liberté d'expression en prendrait un coup. Que peut-on dire et ne pas dire sur Internet?".
1) J'ignore si plaisanter sur la mort fictive d'une personne est juridiquement illégal, donc susceptible d'engager ma responsabilité et celle de l'auteur du billet. Il y a des cas où l'illégalité ne fait aucun doute (billet raciste par exemple) et je fais le nécessaire dans les meilleurs délais. Avant d'intervenir contre le billet sur Flavie Flament, j'ai donc passé quelques coups de fil à des amis avocats mais aucun d'eux n'était un spécialiste. Devant l'insistance du journaliste du Post.fr, j'ai pris la décision, un peu lâche je l'avoue, de supprimer temporairement le billet. Lâche parce que sans plainte et sans certitude quant à l'illégalité du contenu, je n'étais pas contraint de le faire et si je m'étais comporté en chevalier blanc de la liberté d'expression, je me devais de laisser le billet jusqu'à recevoir, le cas échéant, une plainte.
2) Gayattitude n'est pas un site d'information. Il n'y a pas de ligne éditoriale. Notre plaisir (plus que notre boulot) est de mettre des gens en contact, d'héberger des blogs, que leurs contenus soient sérieux ou complètement déjantés. Je reproche le manque de discernement du Post.fr et je lui en veux également de venir nous faire porter le chapeau de son incurie. Contrairement à nous, le Post.fr a un devoir d'information et donc un devoir de vérification de ses sources.
J'espère que des juristes compétents comme Me Eolas se pencheront sur la question de savoir si un blog peut faire de l'humour sur la mort fictive d'une personnalité car il me semble que c'est un débat qui dépasse très largement le cadre du petit site communautaire que se veut être Gayattitude.
edit : l'article du Post.fr renvoie à celui 20minutes.ch en prétendant que ce serait "La véritable histoire". En réalité, l'article de 20minutes.ch est au moins partiellement faux car il prétend ceci : Son webmaster s’était engagé auprès du Post à «supprimer dans la journée les billets évoquant cette rumeur si ceux-ci s'avèrent illégaux». Deux jours plus tard, le billet mensonger est pourtant toujours visible sur le blog.". Or, l'engagement en question, je l'ai formulé aujourd'hui (23 janvier) et non il y a deux jours.
"Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).
A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.
En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».
Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …
La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.
Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.
Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.
Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.
C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :
- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,
- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,
- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE."
Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org
Pour la première fois, du 31 mai au 08 juin, un festival de films LGBT (Lesbien, Gay, Bisexuel et Transgenre) est organisé dans la ville rose par l’association Arc-en-Ciel Toulouse.
Pendant dix jours, 17 films défileront sur les grands écrans toulousains. Ils sont presque tous inédits et la plupart d'entre eux seront enrichis de rencontres avec les réalisateurs, les acteurs ou les héros des documentaires. Ces rencontres permettront ainsi à tous d’échanger librement sur ces thématiques d’actualité, et de passer, ensemble, "des images... aux mots".